#Komiaza.com - L’histoire du Cameroun contemporain a basculé jeudi le 4 novembre 1982, lorsque le président de la République, chef de l’Etat et président de l’Union Nationale Camerounaise (UNC), S.E. Ahmadou Ahidjo, a décidé de quitter les affaires. Prenant au dépourvu l’ensemble de son gouvernement et sans doute ses proches.
« Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes,
J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de la République du Cameroun.
Cette décision prendra effet le samedi 6 novembre à 10 h. En cette circonstance capitale, je voudrais du fond du cœur remercier toutes celles et tous ceux qui, depuis bientôt 25 ans, m’ont accordé leur confiance et apporté leur aide dans l’accomplissement de mes lourdes tâches à la tête de l’Etat.
Je voudrais tout particulièrement remercier les militantes et les militants de notre grand Parti national, l’U.N.C. de leur soutien total, constant et inébranlable.
S’il reste beaucoup à faire dans la grande et longue œuvre de construction de notre cher et beau pays, nous avons ensemble accompli après l’indépendance, la Réunification et l’Unification, des progrès considérables dans tous les domaines.
Notre pays dispose d’atouts importants. L’unité nationale consolidée, des ressources nombreuses, variées et complémentaires, une économie en expansion continue, des finances saines, une justice sociale en amélioration, une population laborieuse et une jeunesse dynamique, de solides et fructueuses relations d’amitié et de coopération en Afrique et dans le monde.
J’invite toutes les Camerounaises et tous les Camerounais à accorder, sans réserve, leur confiance et à apporter leur concours à mon successeur constitutionnel M. Paul Biya. Il mérite la confiance de tous, à l’intérieur et à l’extérieur.
Je vous exhorte à demeurer un peuple uni, patriote, travailleur, digne et respecté ».
Il convient de relever que quelques années plus tôt, le 2 juin 1975, Ahmadou Ahidjo avait fait modifier la Constitution afin de créer le poste de Premier Ministre et faire du Premier ministre le successeur constitutionnel du Chef de l’Etat en cas de démission, d’empêchement constaté.
Après la démission prononcée le 4 novembre au journal de 20 heures à la radio diffusion du Cameroun, la passation du pouvoir est opérée deux jours plus tard, c’est-à-dire le 6 novembre 1982 au palais de l’Assemblée nationale. Depuis lors, Paul Biya préside aux destinées du Cameroun.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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