#Komiaza.com - Le lancement technique du Projet de Développement de la Chaine de Valeur Riz au Cameroun dont le financement se chiffre à 122 milliards 600 millions FCFA a réuni à la place des fêtes de Santchou, les délégations venue de Bangourain, du Nord-Ouest, de l’Extrême-Nord, tous des bastions du Cameroun qui ambitionne d’atteindre la souveraineté alimentaire et de se classer au rang des pays exportateurs de riz.
Aux populations de la Commune de Santchou où il est venu présider mardi 22 octobre 2024 le Lancement technique du projet de développement de la chaine de valeur riz (PVCOP) Cameroun, le ministre de l’Agriculture et du développement rural (MINADER),Gabriel MBAIROBE, a dit tout l’espoir que le gouvernement du Cameroun fonde sur le projet pour inverser la tendance actuelle en ce qui concerne la dépendance vers les importations.
Aujourd’hui nous sommes à Santchou dépêchés par le chef de l’Etat qui disait déjà au Comice agropastorale Ebolowa 2011 : « notre agriculture dispose en effet des capacités considérables qui peuvent être développées. C’est le cas des céréales comme le riz. Une augmentation sensible de cette production contribuerait non seulement à l’équilibre de notre balance commerciale extérieure, mais serait immanquablement accompagné d’un appel à la main d’œuvre et d’une réduction de chômage », avait-il alors déclaré.
Aussi, le riz reste un aliment de base des Camerounais, même si la production nationale rudimentaire ne peut pas assurer les besoins nationaux. Raison pour laquelle le Cameroun exporte chaque année plus de « 600 000 tonnes de riz, ce qui représente une dépense de 200 milliards FCFA.»
La mise en place du Projet de Développement de la Chaine de Valeurs Riz, avec l’appui des quelques bailleurs de fonds dont la Banque Islamique de Développement (BID), ambitionne d’atteindre la « souveraineté alimentaire et à moderniser notre agriculture ». « En bref, nous attendons de ce projet une production de 150 000 tonnes de riz blanchi à l’Ouest, dans les département du Noun et de la Menoua, Nord-Ouest et Extrême-nord », a souligné le MINADER.
L’ambition du gouvernement, à travers le PVCOP est de tripler la production nationale du riz à l’horizon 2026, et d’inscrire le Cameroun au rang des pays exportateur de riz à l’horizon 2030. La pratique sera le riz irrigué, mais aussi le riz pluvial grâce au partenariat avec l’IRAD qui va produire et approvisionner les producteurs en semences améliorées, en engrais, en pesticides et en petit outillage agricole pour la production du riz pluvial.
La filière riz au Cameroun est en cours de structuration. Elle comprend, pour ce qui concerne les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest, des coopératives, des unions des coopératives, et une confédération au niveau régional et la fédération nationale. Pour la région de l’Ouest, c’est le sénateur professeur Anaclet FOMETHE qui a été porté à la tête de la Fédération Régionale des producteurs de Riz. Le ministre a d’ailleurs salué ces élus du peuple à l’avant-garde de la culture du riz. Il s’agit du sénateur professeur Anaclet FOMETHE, des honorables TIKOBAU Pierre Marie, EMABOT Brigitte, DONGHO Clément et bien d’autres qui ont déjà leur coopérative.
Le Cameroun voudrait, à travers ce projet, booster le plan présidentiel de reconstruction dans les zones sinistrées. Aussi, il va reconstruire les écoles, les centres de santé, réhabiliter les routes de désenclavement et construire des magasins polyvalents de stockage, mais également contribuer à la restructuration du mouvement coopérative en ce concerne le riz.
« Le projet chaine de valeur riz sera ce que voudrez qu’il devienne. Le projet chaine de valeur riz compte sur votre dynamisme habituelle, le projet chaine de valeur riz compte sur votre engagement sans faille, le projet chaine de valeur riz compte sur la femme rural dynamique.» Par ailleurs, le ministre a attiré l’attention de l’équipe de gestion du projet et à l’ensemble des acteurs de la filière riz que la stratégie de développement, SD30, « voudrait faire de notre pays un exportateur de riz ». La culture du riz est une solution à l’épineux problème de chômage (253 000 emplois potentiels), à la souveraineté alimentaire du Cameroun, au recul de la pauvreté en milieu rural et à la redynamisation de l’économie nationale.
Santchou a un important défi à relever. Il doit confirmer tout l’espoir que le gouvernement camerounais place en lui en vue de l’autonomie en matière de riz. Parce que l’histoire retiendra que c’est dans cette Commune que la relance de la riziculture a été lancée. Et comme Santchou est le terre de a SODERIM (1976 – 1997), il ne fait aucun doute que le projet de développement de la chaine de valeur riz au Cameroun sera un succès, pourvu que les populations soient impliquées à travers la distribution des semences, des engrais, des pesticides.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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