#Komiaza.com - A Fondonera, dans l’extrême sud-est du département de la Menoua, on veut faire un festival innovant, un festival qui met en relief l’environnement, parce que le comité d’organisation du Festival Fo’o Ndoumbing est convaincu que le Sky sur la boue est possible.
Présent au palais royal Bafou dimanche dernier à la tête d’une délégation de trois personnes, le professeur Awafa Maurice a déclaré être venu apprendre auprès du Festival Lemoû dont la dernière édition s’était tenue du 03 au 10 décembre 2022.
« Nous sommes à notre première édition du Festival Fo'o Ndoumbing et, de façon traditionnelle, on dit qu’on ne saurait créer une sculpture sans s’inspirer d’une ancienne. Voilà pourquoi nous sommes venus auprès des Bafou qui sont à leur quatrième édition. Nous sommes ici afin de nous inspirer de ce qu’ils ont fait jusqu’ici », a déclaré le rapporteur général du Comité d’organisation du Festival culturel Fondonera.
Fondonera est un groupement dont l’accessibilité est la plus difficile en saison des pluies. Sa seule et unique voie d’accès est boueuse du fait du ruissellement des eaux des montagnes vers les bas-fonds. Ce qui n’empêche pas la communauté de travailler à l’amélioration de la situation, tout en voulant également transformer cet obstacle en opportunité pour le développement.
Pour cela, le village va s’arrimer à la tradition qui veut que chaque communauté se dote d’un festival, mais pas n’importe lequel. Le Festival Fo'o Ndoumbing sera une nouveauté. Et il surprendra plus d’une personne. Si chez les blancs le sky est pratiqué sur la neige, pourquoi ici à Fondonera on ne le ferait pas sur la boue ?
S’agissant du Festival Fo'o Ndoumbing 2025, le comité d’organisation met en relief la position géographique de ce « village au-dessus des villages ». Selon le professeur Awafa Maurice, « on a une particularité très touristique à Fondonera. Quand on dit Fondonera, c’est le village au-dessus des villages. C’est le plus culminant du côté de Dschang. On a la vision sur le littoral, sur le sud-ouest et sur l’ouest. En plus notre village est gâté en sites touristiques. On voudrait faire une particularité dans le monde touristique. Nous avons une carte touristique en cours de sorte que nos sites soient visibles sur internet. »
Mais accéder à Fondonera n’est pas une ballade parisienne, notamment en saison des pluies. Compte tenu du relief et du sol friable. « Si les occidentaux sont développés, c’est parce qu’ils ont un climat difficile. Quand il fait froid là-bas vous ne pouvez pas y vivre, quand il fait chaud c’est pareil. Si nous nous inspirons de cela, je pense qu’on peut transformer Fondonera. Si on a fait du sky sur la neige, on peut également le faire sur la boue. Nous allons transformer l’obstacle en activité génératrice de revenus », a tranché l’Universitaire.
Ainsi, l’envie de Fondonera d’apprendre auprès des Bafou est chargée de signification. Il ne faut pas avoir honte d’apprendre, de copier ce qui est bien. Ils ont vu ce que Bafou a fait, mais ils iront s’en inspirer pour offrir un rendez culturel plus attrayant.
« Nous sommes satisfaits par ce que nous avons vu et appris. La clarté du bilan du comité piloté par le professeur Guimdo Dongmo nous conforte dans ce que nous envisagions déjà faire. L’orientation du nouveau Musée Bafou nous donne des idées pour notre projet de musée à Fondonera. Et comme le roi l’a dit, nous serons flattés d’accueillir Bafou au Festival Fo'o Ndoumbing en 2025 ». Parce que pour le chef supérieur Bafou, sa communauté auprès de qui Fondonera vient apprendre pourra aussi tirer quelque chose de Fo'o Ndoumbing pour s’améliorer.
Augustin Roger MOMOKANA








